Méthodes de mise à la terre appropriées pour se protéger contre les fuites électriques
La mise à la terre est essentielle à la sécurité de nos appareils électriques. Le risque d'électrocution, auquel nous sommes exposés au quotidien, est un danger sérieux qui peut être minimisé par des précautions adéquates. Cet article explique comment prévenir les fuites de courant et garantir votre sécurité.
Pourquoi les fuites électriques sont-elles dangereuses ?
Les fuites électriques sont des situations dangereuses qui surviennent lorsque l'énergie électrique se propage de manière incontrôlée vers des zones non désirées. Elles peuvent se manifester par des symptômes tels que la surchauffe des prises électriques et les fusibles qui sautent fréquemment. Cela accroît le risque d'électrocution, pouvant entraîner des problèmes graves, voire mortels, comme un arrêt cardiaque ou une insuffisance respiratoire. On estime que des milliers de personnes meurent chaque année dans le monde des suites de ces fuites, les enfants et les jeunes étant particulièrement touchés. De plus, les fuites électriques augmentent le risque d'incendie en raison du mauvais entretien des câbles et de la surcharge des systèmes. Rien qu'en 2007, sur les 23 778 incendies recensés à Istanbul, 13 568 étaient d'origine électrique.
De plus, les fuites électriques peuvent endommager vos appareils et les rendre inutilisables. Dans les environnements présentant des fuites électriques, les surfaces métalliques peuvent se charger électriquement. Les personnes qui touchent ces surfaces courent un risque. La mise à la terre est essentielle pour minimiser ces risques. Un système de mise à la terre efficace garantit que les courants de fuite sont évacués en toute sécurité vers la terre. La mise à la terre a pour principal objectif de protéger contre les chocs électriques, les incendies et les dommages matériels. Par ailleurs, ces dangers peuvent être prévenus grâce à différents types de systèmes de mise à la terre, choisis en fonction des besoins.
Quelles sont les méthodes de mise à la terre correctes ?
Pour une installation électrique sûre , les méthodes de mise à la terre doivent être correctement sélectionnées et mises en œuvre. Le choix du système de mise à la terre dépend des caractéristiques du conducteur utilisé. Ce choix est primordial dans le processus de mise à la terre.
La mise à la terre la plus courante est la mise à la terre par électrodes à tiges . Cette méthode utilise au moins deux ou trois tiges conductrices. Le diamètre des tiges peut varier entre 12 et 25 mm selon le risque de courant électrique dans la zone. L'utilisation de plusieurs tiges plutôt qu'une seule longue tige est plus sûre car le système continue de fonctionner même si l'une d'elles tombe en panne.
Dans les systèmes de mise à la terre utilisant des électrodes planes, on utilise des plaques à la place des tiges. Ces plaques doivent être en cuivre d' une épaisseur minimale de 1,5 mm ou en acier galvanisé de 3 mm et avoir une surface minimale de 0,5 m². Il est important que le sol en contact avec la plaque soit tamisé et exempt de sable ou de gravillons.
Pour la mise à la terre par électrodes en bande, on utilise une bande de cuivre. Si la bande est ronde, son diamètre doit être d'au moins 8 mm ; si c'est une barre, ses dimensions doivent être d'au moins 25 × 2 mm. Sa longueur doit être d'au moins 20 m et le sol environnant doit être tamisé.
Parmi les autres méthodes de mise à la terre, on peut citer :
- Mise à la terre en forme de patte de corbeau : Cette méthode consiste à creuser des canaux dans le sol, à une profondeur de 80 cm, en forme d'éventail, avec trois branches formant le canal.
- Conduites d'eau souterraines pour la mise à la terre : Elles doivent avoir une longueur minimale de 50 m et ne doivent contenir aucune section en PVC.
- Mise à la terre du bâtiment par électrodes périmétriques : Le périmètre du bâtiment est entouré d’un conducteur non isolé et mis à la terre par des électrodes. La distance entre les électrodes doit être d’au moins 3 m.
Une mise à la terre correcte prévient les chocs électriques mortels. Par conséquent, la composition du sol, son taux d'humidité et les exigences de la zone d'application doivent être pris en compte lors du choix des méthodes de mise à la terre . Une faible résistance de mise à la terre accroît l'efficacité du système et réduit les risques liés aux décharges électriques atmosphériques, telles que la foudre.
Points à prendre en compte pour une installation correcte d'un système de mise à la terre
La mise en place d'un système de mise à la terre efficace ne se limite pas au choix des matériaux ; elle exige également une attention particulière aux détails techniques. Quelles que soient les méthodes de mise à la terre choisies, des erreurs commises lors de l'installation peuvent compromettre la sécurité globale du système.
Il convient tout d'abord de choisir correctement la section du câble de mise à la terre. Pour les sections de phase supérieures à 35 mm², la section du câble de mise à la terre doit être égale à la moitié de celle du câble de phase.
La tige de mise à la terre doit être en cuivre ou en acier galvanisé et enterrée à une profondeur d'au moins 1 mètre. Un sol humide est important pour la mesure et l'installation ; si le sol est sec, on peut y ajouter de l'eau pour l'humidifier.
Des valeurs de résistance élevées peuvent entraîner des fuites électriques dangereuses et des accidents mortels. À l'inverse, des valeurs de résistance faibles garantissent que les courants de fuite sont évacués en toute sécurité vers la terre.
De plus, un test de mise à la terre doit être effectué après l'installation. Ce test doit être réalisé avec des appareils de mesure de mise à la terre appropriés, et les résultats doivent être consignés. Bien qu'il existe différents types de mise à la terre, des contrôles périodiques ne doivent être négligés dans aucun cas. Pour les installations industrielles, les contrôles doivent être effectués annuellement, et dans les environnements contenant des matières dangereuses et explosives, au maximum une fois par an.
Les points de connexion peuvent être détachés, mais doivent être robustes. Les épissures reliant le réseau de mise à la terre au réseau principal doivent être réalisées avec soin. Il convient de vérifier régulièrement l'absence de corrosion et de rupture. Un système de mise à la terre correctement installé garantit un fonctionnement fiable pendant de nombreuses années.
La mise à la terre est un pilier de la sécurité électrique. Un système de mise à la terre adéquat sauve des vies, prévient les dommages matériels et prolonge la durée de vie des appareils. Il est donc essentiel de connaître les méthodes de mise à la terre pour garantir la sécurité dans tous les foyers et lieux de travail utilisant l'électricité. Les précautions prises contre les fuites de courant permettent d'éviter des pertes financières et morales.
Foire aux questions (FAQ)
Quels sont les risques liés à l'absence de mise à la terre dans votre maison ?
Sans mise à la terre, en cas de fuite de courant, le courant peut passer directement vers les appareils ou les personnes. Cela augmente le risque d'électrocution, peut provoquer des dysfonctionnements des appareils et engendrer un risque d'incendie.
Comment effectuer une mise à la terre correcte ?
Pour une mise à la terre correcte, la tige de terre doit être enterrée à au moins 1 mètre de profondeur. Un câble de section appropriée doit être utilisé. Les connexions doivent être solidement réalisées.
Quelles sont les méthodes de mise à la terre les plus couramment utilisées ?
Les méthodes de mise à la terre les plus courantes comprennent la mise à la terre par électrodes à tige, par électrodes planes et par électrodes en bande. Parmi les autres méthodes fréquemment utilisées, on peut citer la mise à la terre par barre de fer, la mise à la terre par canalisations d'eau souterraines et la mise à la terre par électrodes périmétriques de bâtiment.
Comment entretenir un système de mise à la terre ?
Les systèmes de mise à la terre doivent être inspectés et testés régulièrement. Dans les installations industrielles, les inspections doivent être effectuées annuellement, et dans les environnements contenant des matières dangereuses, au maximum une fois par an. Les points de connexion doivent être régulièrement examinés afin de détecter toute corrosion ou rupture.
